Service sanitaire obligatoire : 1 an déjà !

Eovi Mcd Service sanitaire obligatoire

Depuis la rentrée 2018, 47 000 étudiants en santé ont démarré leur service sanitaire en France. Alors, quel bilan tirer de cette première année ?

Le 1er service national dédié à la prévention santé

« Engagez-vous qu’il disaient » ! A l’heure où le Service national universel (SNU) fait beaucoup parler de lui, on en oublierait presque qu’un an plus tôt les étudiants en santé inauguraient le service sanitaire obligatoire.

 

Lancé par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ce dispositif de prévention et promotion de la santé est piloté par les Agences régionales de santé (ARS), les recteurs d’académie et les comités régionaux du service sanitaire.

Une première en France et en Europe déjà saluée par les acteurs de la santé publique.

 

« La prévention est une priorité de notre stratégie nationale de santé. L’enjeu de demain, c’est comment préserver son capital santé »
Agnès Buzyn 

 

Le service sanitaire en 3 questions

 

Pour qui ?

Pour tous les étudiants en santé ! Cette année, ce sont les étudiants en médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique, soins infirmiers et masso-kinésithérapie qui ouvrent le bal, soit 47 000 personnes. A la rentrée 2019, le dispositif sera étendu à toutes les filières santé comme l’ergothérapie ou l’orthophonie, portant à 50 000 le nombre d’étudiants concernés. Tous devront effectuer leur service sanitaire pour obtenir leur diplôme.

 

Pourquoi ?

  • Tout d’abord, pour former l’ensemble des futurs professionnels de santé aux enjeux de la prévention auprès de publics dits « prioritaires » : collèges, lycées, Ehpad, lieux de privation de liberté, structures médico-sociales…

 

  • Ensuite, pour lutter contre les déserts médicaux en amenant les étudiants à faire de la prévention dans les territoires ruraux ou isolés.

 

  • Enfin, pour réduire les comportements à risques dont « la fréquence reste élevée en France » selon la Ministre de la Santé Agnès Buzyn.

 

Comment ?

Par un module de 6 semaines qui se déroule en 3 étapes :

  • Une formation théorique et pratique
  • Des interventions concrètes (conférences, ateliers, échanges) sur des thèmes prioritaires de la santé publique : tabac, alcool, drogues, activité physique, contraception, alimentation…
  • Un retour d’expérience auprès des référents du programme

 

Un premier bilan prometteur

Les retours d’expérience ont commencé et le moins qu’on puisse dire, c’est que le dispositif est promis à un bel avenir. Parmi les témoignages recueillis se distinguent en particulier :

 

  • Des échanges sans tabous : pour leur première intervention dans un lycée à Rennes, Alice et Valentine, étudiantes en 3e année de médecine ont choisi un thème sensible : l’éducation sexuelle. Les questions qu’elles ont posées aux lycéens ont touché dans le mille : pensent-ils que les hommes aient plus de désirs sexuels que les femmes ? Savent-ils ce qu’est la libido ? Croient-ils que le porno s’inspire de la vraie vie ? De quoi briser un certain nombre de préjugés et apprendre les bases d’un sexualité saine à des jeunes en plein questionnement.

 

  • Et des contenus adaptés : dans un collège à Rouen, Mélissa, en 4e année de maïeutique a rejoint 3 étudiants en soins infirmiers et un étudiant en médecine. Alors qu’ils avaient prévu d’informer les collégiens sur les règles d’une alimentation saine, les 4 membres du groupe ont finalement choisi une thématique plus adaptée aux élèves de cet établissement labellisé Réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+): le sommeil. « Nous avons constaté que les élèves étaient de plus en plus fatigués en classe, même en état de veille » explique Mélissa. Au programme donc : un questionnaire pour cerner leurs habitudes de sommeil, un atelier de photo-langage pour faciliter leurs prises de parole, un quizz sur les idées reçues à propos du sommeil… Tout en évitant les propos moralisateurs, souvent contre-productifs auprès des jeunes.

 

Des bons points mais…

De manière générale, les étudiants se sont révélés enthousiastes face à la démarche de prévention santé et à la qualité de l’accompagnement qui leur a été réservé dans les établissements d’accueil. Ewen, étudiant en chirurgie dentaire, s’est senti « réellement attendu et écouté par le personnel soignant » de l’Ehpad qu’il a pu « conseiller sur l’hygiène bucco-dentaire ».

 

« Expérience enrichissante à titre personnel et professionnel », « rencontres avec des étudiants issus d’autres cursus en santé », « qualité des échanges avec les publics ciblés »… Les participants ne tarissent pas d’éloges sur le fond du programme.

 

Sur la forme en revanche, cette première année a laissé apparaître quelques axes d’amélioration : certains étudiants n’ont pas pu choisir leur action de prévention ou n’ont pas été suffisamment défrayés sur le plan financier pour leurs déplacements. D’autres regrettent que ce service national vienne se substituer à des périodes de stage. Autant de retours intéressants pour ce premier round et qui devraient faire évoluer le dispositif avec les années.

 

 

 

 

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