Quelle est la différence entre une assurance décès et une assurance vie ?

Quelle différence entre une assurance décès et une assurance vie ? Nombreux sont les Français à se poser la question et à hésiter entre ces deux types de contrats. Pourtant, leur objectif initial ainsi que leur fonctionnement diffèrent sensiblement. Tour d’horizon des spécificités de l’assurance décès et l’assurance vie pour bien faire la distinction entre ces deux produits d’assurance.

Quelle différence entre une assurance décès et une assurance vie ? Nombreux sont les Français à se poser la question et à hésiter entre ces deux types de contrats. Pourtant, leur objectif initial ainsi que leur fonctionnement diffèrent sensiblement. Tour d’horizon des spécificités de l’assurance décès et l’assurance vie pour bien faire la distinction entre ces deux produits d’assurance.

L’assurance décès : un contrat de prévoyance

Qu’est-ce qu’une assurance décès ? Pourquoi y souscrire, et quelles sont les modalités de paiement et de versement du capital décès ? Nous faisons le point.

L’objectif d’une assurance décès

L’assurance décès est un contrat de prévoyance permettant à son souscripteur de constituer un capital pour mettre ses proches à l’abri du besoin financier après son décès. 
Le contrat consiste à se constituer un capital personnel, appelé « capital décès », reversé au(x) bénéficiaire(s) identifié(s) au moment du décès du souscripteur. Ce capital pourra permettre :

  • Le maintien d’un niveau de vie similaire pour le foyer du souscripteur, malgré la perte de revenus engendrée par son décès (en particulier pour les décès prématurés d’actifs),
  • La prise en charge des frais d’obsèques, bien qu’une assurance obsèques puisse être spécifiquement souscrite pour répondre précisément à ce besoin,
  • La possibilité pour les enfants du souscripteur d’envisager leur avenir sereinement, par exemple en menant des études.

Un contrat d’assurance décès n’a pas pour objectif de faire bénéficier du capital à son souscripteur. Ce capital est destiné à être reversé aux bénéficiaires après le décès du souscripteur.
En revanche, il est possible de souscrire une assurance décès-invalidité afin de récupérer le capital économisé en cas de PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie).

Le fonctionnement d’une assurance décès

Le souscripteur d’un contrat d’assurance décès constitue donc lui-même son capital, par le versement d’une cotisation.
L’assurance décès est particulière, et on distingue deux types de contrats ayant des implications très différentes pour les bénéficiaires :

  • L’assurance temporaire décès fixe au contrat une date butoir de validité (anniversaire du souscripteur ou de la date de souscription). Le souscripteur anticipe donc son décès aux environs de cette date, en misant sur un pari pessimiste. Ici, nous sommes sur un produit d’assurance classique : le risque assuré est  le décès du souscripteur. Si ce décès ne survient pas, l’assuré ne sera pas remboursé. Celui-ci verse donc des cotisations à fonds perdu, et ne récupèrera pas les sommes payées à l’assureur si le risque de décès ne survient pas avant la fin du contrat. 
  • Une assurance décès vie entière court jusqu’au décès de l’assuré, et permettra donc aux bénéficiaires de recevoir le capital décès, quelle que soit la date du décès du souscripteur.

Au décès du souscripteur, le capital est reversé aux bénéficiaires soit en une seule fois, soit forme de rente. Attention cependant, car une assurance décès ne couvre pas systématiquement tous les risques de décès :

  • Les suicides sont rarement pris en charge par les assureurs,
  • Des exclusions associées à des pratiques à risque sont possibles,
  • Les cotisations ne seront pas remboursées si le souscripteur s’avère coupable de fausse déclaration ou d’une omission au moment de l’élaboration du contrat.

Pour conclure, l’assurance décès :

  • Est un contrat destiné à protéger ses proches du besoin financier après son décès ;
  • Ne permet pas à l'assuré de retirer tout ou partie des sommes versées, à moins d’avoir souscrit une assurance décès-invalidité et de connaître une situation de Perte Totale et Irréversible d’Autonomie ;
  • Ne permet pas au capital de fructifier : il ne s'agit pas d'un placement financier, mais simplement de la constitution d’une épargne via le dépôt d’un capital ou le versement de cotisations ;
  • Ne permet pas de récupérer les cotisations versées dans le cadre d’un contrat d’assurance temporaire décès si le risque décès ne survient pas (autrement dit, si le souscripteur vit encore au moment de la date d’expiration du contrat).

L’assurance vie : un produit d’épargne

Qu’en est-il de l’assurance vie ? Quelles sont ses caractéristiques principales et comment fonctionne ce type de contrat ?

L’objectif d’une assurance vie

L’objectif d’une assurance vie est de garantir le versement d'un capital ou d'une rente, au terme d'un contrat. Elle correspond non pas à un mécanisme de prévoyance, mais à un placement financier. L’intérêt d’une assurance vie est de faire fructifier un capital déposé par le souscripteur. 
Contrairement à l’assurance décès, le souscripteur reste le principal et véritable bénéficiaire du capital de l’assurance vie, bien qu’elle contienne une clause destinée à identifier les bénéficiaires du capital épargné en cas de décès du souscripteur.
Le but premier de l’assurance vie n’est donc pas de chercher à transmettre un capital, mais de faire fructifier un patrimoine financier de son vivant. Il est possible d’avoir accès à ses fonds à tout instant, bien que la fiscalité d’une assurance vie soit particulièrement intéressante si le souscripteur attend 8 ans avant de récupérer son capital (Taux Marginal d’Imposition ou Prélèvement Forfaitaire Libératoire de 7,5% au lieu de 12,8%, hors prélèvements sociaux). 
Le but d’une assurance vie est pour le souscripteur d’anticiper le futur, et éventuellement de se constituer un complément de revenus pour conserver autant que possible son niveau de vie après son départ à la retraite. Elle permet de diversifier ses supports d’investissement tout en bénéficiant d’une fiscalité très avantageuse, puisqu’en cas de retrait, même partiel, seuls les gains sont taxés.

Le fonctionnement d’une assurance vie

Le souscripteur alimente régulièrement son contrat d’assurance vie par des versements qui viennent augmenter son capital. Le capital n’est pas bloqué et demeure disponible en permanence. Les retraits et versements sont alors possibles à tout moment de la durée du contrat.
L’assureur peut en revanche disposer librement de la somme épargnée en attendant son retrait par le souscripteur. En échange, l’épargne est rémunérée via des intérêts annuels, afin de permettre au souscripteur de faire fructifier son capital de départ.
L’assurance vie est donc un produit très simple à comprendre :

  • Il s’agit d’un outil d'épargne et d’investissement, permettant éventuellement une transmission simple à des bénéficiaires identifiés en cas de décès ;
  • L’assurance vie permet de se constituer un capital et de le faire fructifier en vue de préparer son avenir ;
  • Ce placement peut être garanti en capital (fonds en euros) ou privilégier des fonds d’investissement plus spéculatifs (potentiellement plus lucratifs, mais aussi plus risqués) ;
  • Les versements et les retraits sont libres ;
  • La fiscalité de l’assurance vie a l’avantage d’être allégée. Cette fiscalité ressemble de près à celle de l’assurance décès, toutefois l’assurance vie est soumise aux prélèvements sociaux, tandis que l’assurance décès ne l’est pas.

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