30/01/19

Cures thermales : quels bienfaits ?

Vous avez entendu parler des « cures thermales »  mais de quoi s’agit-il vraiment ? Apportent-elles de réels bénéfices santé ? Etes-vous concernés ? Un expert vous éclaire.

Une cure thermale est un acte médical qui a pour objectif de traiter une pathologie. Elle regroupe un ensemble de soins spécifiques s’appuyant sur des ressources naturelles (eaux thermales, boues…) et encadrés par des professionnels de santé.

Les pathologies concernées par le traitement par cure sont variées.

L’Assurance maladie peut prendre en charge une cure, à condition qu’elle :

  • vous soit prescrite par votre médecin traitant,
  • s’étende sur une durée de 18 jours.

Explications du Dr Alain Garcia, médecin conseil du groupe Chaîne Thermale du Soleil…

 

Les cures ont-elles des réels bienfaits ?            

Les cures thermales de 18 jours remboursées par la Sécurité sociale apportent de réels bienfaits, tant dans l’amplitude des améliorations obtenues que dans leur durée d’installation, si bien qu’ils sont encore observés 9 mois après la cure et peuvent encore être plus importants qu’immédiatement après la cure.

D’ailleurs, si ces cures de 18 jours sont remboursées, c’est bien parce leurs bénéfices sont reconnus par les autorités sanitaires : elles permettent aux patients atteints de pathologies chroniques de gérer et surmonter leur handicap, de limiter les phases de décompensation et le recours à l’hospitalisation, de moins souffrir et de retrouver leur autonomie, de rester actifs et de pouvoir demeurer à leur domicile, le plus souvent de moins consommer de soins médicaux et de médicaments… Ce qui est bénéfique pour les patients et la Sécurité sociale !

Les bienfaits sont relevés dans nombre d’études scientifiques, menées tant sur le plan international qu’en France, avec le soutien de l’Association française pour la recherche thermale (AFRETH). Elles révèlent que les résultats obtenus par les cures thermales sont meilleurs que ceux permis par les traitements habituels, tant sur le plan fonctionnel que dans la qualité de vie.

Ces résultats se retrouvent dans les réponses anonymisées aux questionnaires envoyés par courriels aux patients de la Chaîne thermale du soleil, immédiatement, 3 mois, 6 mois et 9 mois après la cure.

Ainsi, à partir de 22 000 répondants pour une indication de rhumatologie, les résultats suivants ont été observés 9 mois après la cure :

  • 72% ont amélioré leur niveau d’activités quotidiennes (contre 62% de suite après cure),
  • 78% des curistes concernés dorment mieux,
  • 78% montent et descendent les escaliers plus facilement,
  • 72% trouvent que leur périmètre de marche s’est amélioré,
  • La douleur s’est réduite de -18%,
  • Plus de 2/3 d’entre eux ont réduit leur consommation de médicaments (antalgiques et anti-inflammatoires).

 

Pour les curistes traités pour les voies respiratoires, sur plus de 4500 répondants immédiatement après cure et près de 2600, 9 mois après, on observe :

  • -20% de gêne respiratoire,
  • -17% dans la fréquence et l’intensité des crises d’asthme,
  • +16% d’amélioration de la qualité de vie,
  • -23% d’encombrement nasal.

 

Chez les patients venus en phlébologie :

  • 83% déclarent avoir moins de crampes,
  • 92% moins de lourdeurs de jambes,
  • 91% moins d’œdèmes.

 

Ces bienfaits se retrouvent dans toutes les pathologies dans des proportions voisines.

Pourtant, peu de médecins sont parfaitement informés des résultats bénéfiques des cures thermales pour les patients atteints de maladies chroniques. De fait, nombre d’entre eux les méconnaissent ou se déclarent réfractaires à leur prescription.

 

Y’a-t-il des contre-indications à suivre un cure thermale ?

Contrairement à l’idée encore trop répandue que les cures thermales sont des vacances au soleil payées par l’Assurance maladie, la principale non-indication des cures thermales est l’absence de bénéfice escompté et la principale contre-indication est le moindre risque encouru. Ceci est aujourd’hui bien codifié.

Les contre-indications (CI) sont limitées et connues

  • Les défaillances viscérales sévères et/ou décompensées : hépatiques, rénales, cardiovasculaires, respiratoires  (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral datant de moins de 6 mois, thrombose veineuse récente, hypertension artérielle sévère non contrôlée).
  • Les maladies infectieuses évolutives, la tuberculose, les dermatites infectées (un cas banal, encore trop fréquent est celui d’une mycose infectée entre les orteils qui est une CI à une cure thermale par le risque de contamination des autres patients et d’érysipèle pour la personne infectée).
  • Les cancers évolutifs et hémopathies, les antécédents de cancer.
  • Les déficits immunitaires graves.

 

D’autres contre-indications apparaissent évidentes :

  • Les troubles sphinctériens contre-indiquent les soins collectifs.
  • Les affections psychiatriques ne permettant pas de comprendre les soins, d’avoir un comportement socialisé ou encore s’accompagnant d’une phobie de l’eau.
  • Les handicaps de la mobilité rendant impossibles le déplacement vers et dans l’établissement thermal, le déshabillage et le rhabillage, la participation aux soins (sauf s’il y a un accompagnant permanent dans les stations permettant l’accueil de personnes handicapées.

 

Dans tous les cas, il faut savoir que le médecin thermal dûment informé de ces contre-indications n’autorisera pas l’accès à la cure thermale de patients qui les présenteraient ou dont l’état ferait courir le moindre risque à lui-même ou aux autres curistes.

Pour en savoir plus

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