19/06/18

Intolérance au lactose : de quoi parle-t-on ?

Tout savoir sur l'intolérance au lactose

Le lait, notre ami pour la vie ? Pas vraiment pour tous ceux qui ne le digèrent pas bien en raison d’une intolérance au lactose. Le docteur Arnaud Cocaul* nous éclaire. 

Depuis notre petite enfance, nous digérons le lait grâce à une enzyme appelée « lactase ». Au fil des années, son activité se réduit, rendant alors plus difficile l’assimilation du sucre du lait, le lactose. C’est pourquoi à l’âge adulte, entre 40 et 50 % de la population française présente cette intolérance au lactose avec, pour près de 20 %, des symptômes parfois importants.

L’intolérance, c’est grave, docteur ?

Arnaud Cocaul insiste : « Intolérance ne signifie pas allergie. Celle-ci implique une réaction du système immunitaire contre certaines protéines présentes dans le lait. L’intolérance au lactose, quant à elle, est une hypersensibilité. Elle concerne les adultes, car elle est due en particulier au vieillissement du système digestif. » Concrètement, elle se manifeste par le syndrome du côlon irritable, des ballonnements, des douleurs abdominales ou encore des perturbations du transit. 

Yaourts, fromages… allez-y, c’est permis !

L’intolérance au lactose concerne principalement le lait de vache et, « dans une moindre mesure, les laits de chèvre et de brebis. Ils contiennent autant de lactose mais leur production est moins intensive, ils subissent donc moins de transformations industrielles », souligne le docteur Cocaul. 

En revanche, aucune inquiétude concernant les yaourts, fromages ou laits fermentés. Leurs ferments lactiques synthétisent de la lactase et permettent donc la digestion du lactose. 
Dans tous les cas, même les intolérants au lactose ont un seuil possible d’ingestion de lait de 250 ml par jour.

Surmonter l’intolérance au lactose

Boire du lait à l’âge adulte n’est pas indispensable. La consommation de yaourts, fromages, fruits secs (amandes…), légumes verts (épinards, blettes, brocolis…), poissons (saumon…) suffit à combler vos besoins en calcium.

Mais si vous aimez le lait, il serait dommage de vous en priver à cause d’une intolérance. Pour le docteur Cocaul, « il faut commencer par changer de type ou de marque de lait. Optez par exemple pour un lait fermier local ou sans lactose. Si les problèmes persistent, mettez en place un procédé de désensibilisation en limitant votre consommation durant une période donnée, puis réintroduisez-le petit à petit en sachant vous écouter. » Et s’il vous reste la moindre question ou inquiétude, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant.

 

* Le docteur Arnaud Cocaul est médecin nutritionniste praticien attaché à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il est l’auteur, avec le docteur Michel Brack, de « Dépolluez votre graisse interne » (Albin Michel) et, avec Tiphaine Campet, de « Bye bye les maux de ventre » (Flammarion).

Zoom sur l’allergie au lait  

L’allergie au lait est liée à la présence de certaines protéines dans cette boisson. Rare, cette pathologie touche principalement l’enfant avant trois ans et disparaît lorsqu’il grandit. Selon les mécanismes immunitaires en jeu, les symptômes qui permettent de la diagnostiquer diffèrent légèrement. Si l’organisme produit des anticorps appelés IgE, l’enfant fera de l’urticaire, des œdèmes ou une crise d’asthme immédiatement après avoir bu du lait. En l’absence d’anticorps, l’allergie est plus dure à dépister. Eczéma, douleurs abdominales, diarrhées peuvent survenir progressivement, parfois plusieurs heures après l’ingestion du liquide. Une fois le diagnostic posé à l’aide d’un test spécifique, votre médecin vous prescrira un lait dit hydrolysé ou à base de protéines de riz (non remboursé par la Sécurité sociale).

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