29/11/17

« J’ai dompté mes migraines », témoignage de Fanny F, adhérente Eovi Mcd

Migraine Témoignage Fanny

Migraineuse depuis l’enfance, Fanny est passée par plusieurs étapes avant de dompter cette maladie. Découvrez son histoire, peut-être cela vous aidera ?

« A ce moment-là je suis devenue actrice de ma santé, je ne subissais plus. »

Ma toute première migraine, je m’en souviens très bien. J’avais 3 ans, j’étais à la maternelle et m’apprêtais à faire un dessin. Sauf que, d’un seul coup, je ne voyais plus les feutres, ma vue était obstruée par un halo lumineux… Puis un mal de tête violent s’installa, accompagné rapidement de vomissements. Après une batterie d’examens aux urgences : rien. On ne sut jamais ce qui s’était passé ce jour-là… Jusqu’à mes 8 ans. Quelques temps après un accident de voiture, le même scénario se reproduisit : mal de tête horrible, vomissements, grosse fatigue, intolérance à la lumière et au bruit.

 

On consulta le médecin de famille : j’étais « migraineuse ».

Il paraît que c’est génétique. Ma grand-mère paternelle souffrait également de ce mal.

Au début, les crises étaient éloignées, tous les 3 ans environ. Ca n’était pas pénalisant mais  tout de même inquiétant. Parce qu’elles étaient totalement imprévisibles. Le matin tout allait bien et d’un seul coup, je ne voyais quasiment plus rien, pendant une demi-heure environ. Puis ces douleurs terribles, ces battements dans les tempes, qui donnaient envie de se taper la tête pour que ça cesse ! Ces vomissements que rien n’arrêtaient. Je me sentais vulnérable.

C’était également inquiétant car personne ne comprenait, personne ne pouvait faire quoi que ce soit. Et je ne connaissais personne dans la même situation. C’était inquiétant enfin car c’était peut-être la manifestation d’une maladie grave.

 

Les choses se sont accélérées lorsque j’ai commencé à travailler.

Changement de cadre et de rythme de vie : je pouvais alors faire plusieurs migraines par mois, voire par semaine. Ca devenait très angoissant et pénalisant. Comment vivre normalement ? C’était également culpabilisant. Mon employeur avait beau se montrer empathique, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’un salarié migraineux n’est pas à 100% fiable. Comment gérer une crise qui survient en pleine réunion ? Comment combattre les idées reçues sur la migraine ? Ce mal se heurte à l’incompréhension d’une partie de son entourage.

 

Un jour, une collègue me parla d’un neurologue

qui l’aidait visiblement à surmonter ses migraines. Je le consultai. C’est la première fois que j’eus l’impression que quelqu’un comprenait cette maladie et surtout qu’il y avait des moyens d’en réduire les effets. Je caressai enfin l’espoir que j’allais pouvoir vivre normalement ! C’est à ce moment-là que j’ai pu commencer à prendre ma migraine (avec aura, comme m’en informa le médecin) en main. Je suis devenue actrice de ma santé, je ne subissais plus.

 

La première étape a été de comprendre :

quand les crises survenaient, pourquoi, comment… Etait-ce lié à mon cycle menstruel ? Aux aliments que j’avais consommés ? A mon état de fatigue ? A mon moral ? Je commençai à tenir un cahier de migraines où je reportais tous les faits marquants.

 

Une fois les facteurs déclencheurs identifiés, j’ai dû adopter une hygiène de vie

plus stricte que la normale mais qui me convient ! Au programme : une activité physique régulière, une alimentation équilibrée limitant ou évitant certains aliments déclencheurs (charcuterie, fromages, plats en sauce, friture, chocolat), des horaires réguliers pour manger (ne jamais sauter de repas) et pour dormir (ni pas assez ni trop).

Depuis, mes migraines se sont considérablement espacées. Je n’en fais quasiment plus, je revis, avec parfois une appréhension, mais fugace. Je peux travailler sans stress, et lorsque j’ai une migraine, je m’isole le temps que l’aura passe, prends un médicament et me remets au travail.

Mon neurologue m’a également prescrit un traitement de fond, des séances de kinésithérapie et m’a conseillé l’ostéopathie. Les effets ont été concluants.

 

Un dernier point : il est important pour un migraineux d’être compris

par son entourage. Non, la migraine n’est pas psychologique ! Pour autant, ça n’est pas grave, pas la peine de nous inquiéter davantage en cas de crise ! On a juste besoin de compréhension.

C’est une maladie comme une autre, que chaque migraineux doit apprendre à dompter… 

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