13/11/17

Le bonheur, quel impact sur la santé ?

Les scientifiques l'affirment : le bonheur est l'allié de notre santé !  Pensées positives, substances chimiques… Le point sur le lien entre bien-être et forme physique.

Pour 71 % des Français1, avoir une bonne constitution physique et mentale est la condition sine qua non d’une vie heureuse. Mais, si être en bonne santé rend plus heureux, l'inverse est également vrai.

Dans les années 2000, plusieurs études scientifiques ont mis en évidence l’impact positif du bonheur sur la santé. Les personnes les plus optimistes auraient tendance à vivre plus longtemps et en meilleure santé que celles se déclarant « non heureuse ».

Les pensées positives, un médicament ?

« Les optimistes résistent mieux au stress et aux maladies physiques. Il vaut mieux être optimiste pour protéger son coeur», souligne Le Pr Michel Lejoyeux, directeur des services de psychiatrie et d’addictologie des hôpitaux Bichat et Maison-Blanche2.Outre Atlantique, des chercheurs de l’université Carnegie Mellon de Pittsburg, en Pennsylvanie ont, eux, mis en avant l’impact positif des pensées agréables contre le rhume et la grippe !  

Le cerveau aux commandes ?

Ce phénomène est notamment lié à la présence dans l'organisme de certains types d'hormones, de neurotransmetteurs ou encore d'endorphines. Ces substances interviennent dans la régulation de l'humeur et/ou favorisent la sensation de bien-être. Elles nous aident à nous détendre et à lutter contre certains facteurs de risque comme le stress, à l'origine de pathologies cardiovasculaires, gastriques...

Pratiquer une activité physique, faire un câlin à un proche ou être bénévole sont autant d'actions qui déclenchent la sécrétion de ces substances, bien souvent au niveau du cerveau. Toutefois, les mécanismes cérébraux impliqués dans le bonheur restent encore peu connus des scientifiques. Même si, en 2015, des chercheurs japonais ont réussi à identifier une zone du cerveau associée au bonheur. Ainsi, les gens heureux disposeraient d’un précuneus (située dans le lobule pariétal supérieur) plus développée que les autres.

Apprendre à être heureux ?

De là à dire que nous ne sommes pas tous égaux devant le bonheur, il n'y a qu'un pas, que franchit Christophe André, médecin psychiatre3. « Il existe des inégalités dans ce domaine comme pour l'apparence physique, la santé, les capacités cognitives… Mais, même si nous ne sommes pas « doués » au départ, nous pouvons toujours progresser. Comment ? En songeant, chaque soir, avant de s'endormir, à trois moments agréables de notre journée, en accomplissant un geste bienveillant par jour, en souriant le plus souvent possible… », précise le médecin.

Des actions simples, à portée de tous et qui, à terme, ont un impact bénéfique sur notre santé.

 

 

Sources

1Sondage IFOP/ Capital Image en 2014

2Auteur de Cinq clés du comportement, construire soi-même son optimisme

3Auteur de Et n’oublie pas d’être heureux. Abécédaire de psychologie positive.

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