11/06/18

Au secours, mon enfant passe son bac !

Stress, révisions, humeurs fluctuantes… A l’approche du bac, bien accompagner son enfant en restant zen mériterait un diplôme. Conseils pour vaincre le stress… parental !

1. J’ai peur qu’il rate son bac

C’est le classique des classiques. D’avis de psys, à la peur projetée de l'échec se mêle une pincée de pression sociale : « Que va-t-on dire si mon enfant n'a pas son bac ? ». Ajoutez-lui un zeste de volonté d’être un parent idéal éduquant des enfants modèles. Mélangez le tout avec le besoin de protéger notre progéniture de l’échec et de la déception.

La recette ? Etre capable d’admettre que ce stress renvoie à nos ratés, nos petites hontes et nos propres blessures d’orgueil. Laisser reposer. Se détendre.

 

2. Je suis ses révisions en temps réel

Si vous demandez plusieurs fois par jour à votre enfant où il en est, les matières qu’il a révisées, s’il a bien travaillé, vous êtes en pleine zone de stress. La solution ? Pour éviter les turbulences, tenez le compte de toutes vos questions orientées « bac ». Si vous dépassez 5, exercez-vous à parler d’autre chose. Demandez-vous ce que vous faites concrètement pour le soutenir. Au besoin, demandez-lui si votre sollicitude l’aide ou plombe l’atmosphère. Un indice pour trouver la bonne distance.

 

3. Je lui mets la pression

« Si je n'ai pas le bac, mes parents vont me tuer » : c’est la hantise de la plupart des futurs bacheliers. Si le tensiomètre de la maisonnée monte en puissance, réguler le stress ambiant passe par une règle simple : nos enfants ont besoin d'être rassurés. Profitez-en pour réviser vos classiques avec eux. Une occasion de relire Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas les faire, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ».

 

4. Il est désorganisé

Au lieu de passer sa méthode de travail au scanner 24h/24, aidez-le à mieux maîtriser son temps, l’air de rien. Faites l’inventaire de ses révisions avec lui et planifiez ensemble ses apprentissages avant le jour J. Une liste des courses « spécial bac » à ses côtés il pourra rayer un à un les chapitres révisés. Un « truc » qui donne l’impression d’avancer, pour lui et pour vous !

 

5. Incroyable : il s’accorde des pauses !

Si vous avez tendance à comptabiliser ses heures de travail sur un tableur Excel, sachez qu’il vaut mieux une séance de 1h30 de révision suivie d’une vraie pause, à des séances non stop. Veillez aussi à ce qu’il ne passe pas sa journée à ingurgiter des formules de maths. Mieux vaut alterner les disciplines et baliser le travail pour apaiser le cerveau.

 

6. Je ferais mieux à sa place

Exit le « moi à ton âge ». Peu constructif, il reflète seulement nos peurs et notre difficulté à admettre que nos enfants ne sont pas tels que nous les avions imaginés. Ni de la même époque. L’important ? Les soutenir sans les étouffer et les laisser essayer. Au pire, s’ils ne décrochent pas leur bac du premier coup, ils le repasseront l’an prochain. Il n'y a pas de honte.

 

7. A son âge, je révisais dans le calme

A chaque génération ses joies. La tendance ? Etudier en réseau. Etudier entouré. Désormais, les jeunes détesteraient travailler en solo, selon des spécialistes comme Brigitte Prot, psychopédagogue, co-auteur de « Donner toute sa chance à l’école » (Ed. Chroniques sociales). Sa recommandation ? « Faites confiance à votre enfant. S'il vous dit qu'il travaille mieux en groupe et que ça le motive, laissez-le procéder ainsi ».  

 

8. Il fait main basse sur le chocolat

Pas de panique. C’est un antidépresseur reconnu, qui peut aider un étudiant en plein effort. Plutôt que de lui reprocher ses écarts alimentaires, profitez-en pour veiller à ce qu’il se nourrisse bien. A table, privilégiez les aliments riches en phosphorecomme le poisson, mais aussi les sucres complexes (céréales, légumes secs, bananes, marrons…), garants d’une énergie constante, et les fruits.

 

9. Il a perdu l’appétit

C’est l’occasion ou jamais de le tenter en lui préparant ses plats favoris et en ressuscitant ses petites madeleines. Tout en respectant un bon équilibre alimentaire, n’hésitez pas à lui concocter son dessert préféré. Rien de tel qu’une bonne odeur de pâtisserie pour procurer un réconfort.

 

10. Il se couche trop tard

Idéalement, les jeunes de cet âge devraient tomber dans les bras de Morphée à 22h30. Un rythme qui favorise la récupération du cerveau. Sachez que le sommeil est la clé d’une bonne assimilation. Quant aux révisions tardives la veille de l’examen, elles sont contre-indiquées.

 

11. Il est susceptible

C’est normal, c’est un ado. Avant le bac, il est encore plus à fleur de peau, voire soupe au lait. Même l’humour est une opération à risque. Evitez les paroles ironiques du type « ce n’est pas gagné ». Oubliez aussi les formules réductrices comme « le bac, aujourd’hui on le donne à tout le monde », « c’est une simple formalité ». Avouez qu’il y a mieux pour motiver les troupes.

 

12. Je ne sais pas comment lui être utile

Gérer convocations, pièce d'identité, heures de passage, étudier l’itinéraire jusqu’au centre d’examen : vous pouvez toujours soulager votre enfant des tâches administratives. Une manière de le laisser se consacrer à l’essentiel : les révisions. S’il veut tout gérer lui-même, vérifiez quand même en douce : le stress peut entraîner des confusions. A son âge, il nuit gravement à la gestion des affaires courantes.

 

13. Je voudrais lui montrer mon soutien

Cuisiner son plat préféré, glisser des en-cas dans son sac… Tout est bon pour le réconforter. Des attentions qui valent mieux qu’une surveillance constante. Parce qu’un bon accompagnement se niche souvent dans les détails.

Sources

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