Futures mamans : ce qui vous attend (vraiment) après l'accouchement

Après un accouchement, votre corps subit des changements anatomiques et hormonaux. Quels sont-ils et comment y faire face ? Conseils pour vivre au mieux votre maternité. 

06/03/20
Temps de lecture estimé : 3 min

Chaque année, le 8 mars, les femmes sont à l’honneur à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Pour nous, c’est aussi l’occasion de revenir sur ce moment qui marque la vie de certaines d’entre vous : le post-partum.   Une période qui a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux avec  le mouvement #MonPostPartum largement partagé par des mamans qui entendent bien sensibiliser aux réalités de celle-ci à travers de précieux témoignages…

La période du post-partum, c’est quoi ? 

Le post-partum ou ce que l’on appelle aussi «suites de couches » est la période qui suit l’accouchement et qui dure jusqu'au retour des règles. Il est notamment accompagné de nombreux bouleversements anatomiques et hormonaux dans votre corps, pouvant être : fatigue, hémorroïdes, constipation, fuites urinaires, baby-blues, lochies (saignement excessif)...
Bref, une étape éprouvante tant sur le plan physique qu’émotionnel et qui peut parfois conduire à des situations difficiles à gérer pour une jeune maman…

Comment gérer les différents maux du post-partum ? 

Sur le plan physique : 

  • Douleur vaginale et périnéale : votre vagin est endolori après l’accouchement. A la maternité, on vous délivrera un antidouleur si nécessaire. 6 à 8 semaines après l’accouchement,vous devrez effectuer une rééducation périnéale chez un kinésithérapeute (remboursée par l’Assurance maladie, à hauteur de 100 % pour les 10 premières séances, puis de 70 % pour les séances suivantes).  

Vous ne devez pas reprendre le sport avant d'avoir fait la rééducation périnéale. Il est conseillé de privilégier une reprise de façon progressive et modéré qui sera adapté à votre état.  La reprise du sport peut débuter environ 3 mois après l’accouchement. Si vous avez accouché par une césarienne, la reprise peut varier en fonction de votre cicatrisation.  Il est important d’avoir l’accord de votre kiné ou de votre gynécologue car une reprise trop rapide peut avoir des conséquences sur votre corps (fuites urinaires, incontinence, ou dans le pire des cas une descente d’organes).

  • Lochies : ces saignements épais et abondants peuvent durer 5 à 12 jours.  Prévoyez un stock de garnitures spéciales accouchement disponibles en pharmacie. Évitez les serviettes hygiéniques classiques et faites une croix sur les tampons qui peuvent transporter des germes.  Changez vos garnitures régulièrement et limitez-vous à une toilette quotidienne avec un savon au PH neutre.  Évitez le bain, la piscine et les baignades en mer pour éviter tout risque de transporter des germes vers l’utérus. 
  • Allaitement douloureux : crevasses, gerçures, montées de lait, rougeurs, engorgement et mastite (inflammation de la glande mammaire qui peut se produire le 3e ou 4e jour après l’accouchement)... Vous pouvez rencontrer quelques difficultés en cas d’allaitement.  Pour prévenir les crevasses, il est important de trouver la bonne position pour allaiter votre bébé : placez sa tête en légère extension arrière et collez-le bien à vous. Après les tétées, pensez à masser le mamelon pour l’assouplir et l’hydrater.  En cas d’engorgement (lorsque le lait ne sort plus du sein), il est conseillé  de « resserrer les vaisseaux sanguins » en appliquant du froid, afin d’améliorer la circulation sanguine. Enfin, pour éviter les mastites, pensez à vider vos seins en donnant des tétées plus régulièrement à votre bébé.  Vous pouvez également appliquer du froid pour augmenter la circulation sanguine et éviter l’œdème. Si une douleur ne passe pas, parlez- en à votre médecin traitant ou votre gynécologue. 
  • Constipation : hydratez-vous régulièrement et consommez des fibres comme des fruits, des légumes et des produits complets. Un Laxatif peut être prescrit si besoin.
  • Douleurs d’épisiotomie : la cicatrisation peut parfois être très douloureuse. Vous pouvez recourir à du paracétamol pour atténuer la douleur (même en cas d’allaitement, l’utilisation du paracétamol est possible aux doses usuelles) .   Pensez à masser la cicatrice tous les jours (matin et soir) avec une crème apaisante pour atténuer peu à peu sa sensibilité. Si la douleur persiste après deux semaines, il est préférable de consulter votre médecin traitant ou votre gynécologue pour éviter tout risque d’infection.
  • Fatigue : n’hésitez pas à vous faire aider par vos proches, à faire de siestes dès que vous le pouvez et à profiter de la maternité  pour vous reposer. Les médecines douces peuvent également être d’une grande efficacité pour vote forme.  Pensez notamment aux bienfaits de la phytothérapie (traitement par les plantes). 
  • Transpiration : privilégiez des vêtements légers en coton et pensez aux tisanes diurétiques pour favoriser le drainage (feuilles d’orthosiphon, queues de cerise, rhizome de chiendent…).

La durée du congé de maternité dépend de la présence ou non d’enfants déjà à charge dans votre foyer. Le congé maternité total (prénatal et postnatal) peut varier de 16 à 26 semaines. Sachez que durant cette période, vous êtes protégée juridiquement.

Sur le plan émotionnel : 

  • Baby-blues : irritabilité, sentiment de culpabilité, fatigue, perte d’appétit… Près de deux tiers des jeunes mamans présentent ces symptômes dans les  trois à dix jours après l’accouchement. Il faut savoir que ce n’est pas pathologique et que les symptômes disparaissent d’eux-mêmes normalement au bout de quelques jours ou quelques semaines sans intervention.  Devenir maman est un bouleversement dans la vie d’une femme ! N’ayez donc aucune crainte à en  parler : gynécologue, sage-femme et psychologue sauront vous guider pour vivre votre maternité en toute sérénité. Pour faire face à ce baby-blues, n’hésitez pas aussi à prendre soin de vous et à vous aérer l’esprit. Cela ne peut que vous détendre !
  • Dépression  : si les symptômes de votre baby-blues ne disparaissent pas, il s’agit peut-être alors d’une dépression post-partum. Elle peut se manifester à tout moment pendant l’année suivant l’accouchement .Si vous ressentez une profonde tristesse sans raison apparente, un épuisement permanent, une extrême anxiété, il est important de vous faire accompagner par un spécialiste (un psychologue par exemple) qui saura vous écouter et vous conseiller pour retrouver votre équilibre et  vivre au mieux votre nouveau rôle de maman ! 

La consultation post-natale qui a lieu entre 6 à 8 semaines après l’accouchement vous permettra de faire le point sur votre état de santé et d’échanger sur ces éventuels symptômes. C’est la dernière consultation obligatoire de la grossesse avec votre médecin traitant  ou avec votre gynécologue et elle est entièrement prise en charge par l’Assurance maladie. 

Surtout, gardez en tête que le mythe de la «mère parfaite » n’existe pas ! Devenir maman est une étape dans la vie qui ne doit pas vous faire oublier que vous êtes avant tout une femme à part entière. Préservez votre équilibre, prenez soin de vous et restez-vous-même : c’est le secret !

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