Doit-on « faire son deuil » ou apprendre à vivre avec ?

Les Assises nationales du deuil se tenaient le  12 avril 2019 au Sénat. Dans un même temps, l’association Empreintes et le CREDOC ont mené une étude auprès des Français pour comprendre comment le deuil était perçu dans notre pays et quelles incidences cela pouvait avoir sur notre santé ou au travail.

Eovi Mcd mutuelle
10/07/19
Temps de lecture estimé :
deuil

 

La question du deuil est un sujet tabou dans notre société et particulièrement en France. Nous ne sommes pas habitués à parler de la mort, ni à y être confrontés. Que nous soyons directement concernés ou que ce soit l’un de nos proches (ami, collègue, etc.), nous ne sommes pas à l’aise pour parler de deuil. Nous ne voulons ni raviver le souvenir de la perte d’un être cher, ni laisser une place trop importante à la mélancolie dans notre quotidien.

L’expression « faire son deuil » en dit long sur la façon dont la société traite cette question. Il convient d’être efficace, d’accepter son chagrin mais aussi de le surpasser rapidement pour continuer sa vie. Selon l’étude du CREDOC, 4 Français sur 10 estiment qu’on ne se remet pas d’un deuil. Ce ne serait donc pas un « dur cap à passer », mais le passage dans une nouvelle  étape de la vie, avec laquelle il faudrait apprendre à concilier.

Le deuil peut être fait seul ou en parlant avec des interlocuteurs qualifiés : Un psychologue, un groupe de parole, une association d’entraide pour les personnes endeuillées, etc.

 

Accepter sa vulnérabilité, sa tristesse et sa mélancolie

Le deuil dans notre société est d’ailleurs un double tabou. Nous ne parlons pas de mort et nous ne voulons même pas nous montrer vulnérables quand nous y sommes confrontés. Ni l’endeuillé ni son entourage ne peuvent agir librement et sans crainte, de peur d’être jugé. Au travail, avec ses amis, parfois même au sein de la famille il est difficile de faire son deuil à sa manière et d’accepter que les autres le fassent autrement ; à un rythme ou par le biais d’émotions différentes.

Pourtant il nécessaire de parler du deuil. Nous y avons tous déjà été ou y serons tous confrontés un jour ou l’autre, la mort étant une étape de la vie.

Isabelle Kübler-Ross a théorisé sur les 5 étapes du chagrin que l’on peut traverser lors d’un deuil.

  • Le déni (le refus de faire face à la réalité de la situation)
  • La colère (réaction spontanée suite à la prise de conscience)
  • Le marchandage (la remise en question du caractère immuable de la situation)
  • La dépression (la perte d’espoir de voir la réalité changer)
  • L’acceptation (une certaine forme de compréhension et de sérénité)

5 étapes qui ne succèdent pas forcément toutes, ni dans les mêmes ordres selon les individus.

 

Le deuil est un processus personnel. Il n’existe pas une seule et unique bonne manière de porter le deuil. Il n’y a pas de durée prédéterminée. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de faire. Il revient à chacun d’apprendre à gérer la peine qui accompagne l’événement grave qu’est la perte d’un proche.

 

Pour en savoir plus

Le saviez-vous ?

L’expression faire son deuil dérive d’ailleurs de la réflexion de Freud sur « le travail du deuil ». Selon Freud, on oublie et on se détache progressivement de l’être perdu pour pouvoir vivre sans lui grâce à un travail psychologique personnel.

Ces articles peuvent vous intéresser

Secourir en cas d’urgence : le tuto de Françoise

Secourir en cas d’urgence : le tuto de Françoise

Malaise, étouffement, hémorragie… Comment réagir en cas d’urgence ? Jérôme, secouriste, montre les bons gestes à Françoise. Suivez le guide !

Noyades : conseils pour éviter les risques

Noyades : conseils pour éviter les risques

Connue pour être l’un des risques de l’été, la noyade sévit particulièrement cet été. En piscine ou à la mer, comment limiter les risques ? Quelques conseils…


Ce site web utilise des cookies afin d'optimiser l'expérience utilisateur. En naviguant sur le site, vous acceptez l'usage de ces cookies.

Accepter
En savoir plus
X