24/09/19
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Contraception

La diversification de l’offre fait qu’aujourd’hui, chaque femme, homme ou couple, a la possibilité de choisir la contraception qui lui convient. Tour d’horizon.

 

Contraception hormonale : connaissez-vous toutes les solutions ?

Ce sont des contraceptions féminines. Elles sont accessibles sur prescription médicale et la plupart sont remboursables à hauteur 65 % par la sécurité-sociale.

 

  • Les pilules

Ce sont sans doute les contraceptifs hormonaux les plus célèbres. Il s’agit d’un comprimé à prendre quotidiennement et à heure régulière pendant 21 ou 28 jours, selon le type de pilule. Devant la diversité de l’offre, demandez conseil à votre médecin traitant, sage-femme ou gynécologue pour la prescription de la pilule qui vous convient le mieux. Sachez que le prix varie de 1,28 à 1,60 € par mois pour les pilules remboursées à 65 %. Les autres sont à tarification libre.

 

  • Le DIU hormonal ou stérilet

Il s’agit d’un dispositif en forme de « T » inséré dans l'utérus par votre médecin traitant, votre sage-femme ou votre gynécologue. Il contient une hormone progestative qu’il va délivrer en petites quantités. Son prix est d’environ 125 euros, remboursables à 65%.  

Notez qu’il existe une autre forme de stérilet, au cuivre cette fois-ci (qui ne délivre pas d’hormones).

 

  • L’implant

C’est un petit bâtonnet inséré sous la peau du bras, sous anesthésie locale. Ce dispositif contient les mêmes hormones que les pilules progestatives. Une fois mis en place, l'hormone qu'il contient se diffuse directement dans le sang et supprime l'ovulation.

Placé par votre médecin traitant, sage-femme ou gynécologue, l’implant peut rester en place 3 ans, ou être retiré dès que vous le souhaitez.  Prix : comptez une centaine d’euros à l’achat (remboursables).

 

  • Le patch contraceptif,

Il est à poser soi-même sur la peau une fois par semaine et à renouveler chaque semaine, pendant 3 semaines. Durant la 4e semaine, pas besoin de mettre de patch, vous êtes tout de même protégée. Cet arrêt provoque l’apparition des règles. Ce dispositif est aussi prescrit par votre médecin traitant, sage-femme ou gynécologue. Comptez environ 13 euros par mois. Ce dispositif n’est pas remboursé par la sécurité sociale.

 

  • L'anneau vaginal

Il est à placer soi-même à l'intérieur du vagin à chaque début de cycle menstruel. Il doit être retiré au bout de 3 semaines, provoquant ainsi les règles. Il peut être prescrit par votre médecin traitant, sage-femme ou gynécologue. Comme le patch, il n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Prix : une quinzaine d’euros,

 

 

Contraception locale mécanique : une alternative

Il s’agit de méthodes empêchant les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule.

  • Le préservatif (masculin ou féminin)

C’est la seule technique qui protège également contre les infections sexuellement transmissibles. Vous en trouverez en pharmacie ou supermarchés ou dans des distributeurs dans des lieux aussi divers que les bars, boites de nuit, toilettes de gare…

Le préservatif féminin se place dans le vagin, afin de recevoir le sexe masculin au moment de la pénétration. Il peut être mis plusieurs heures avant le rapport.

Le préservatif masculin se déroule sur le pénis en érection avant la pénétration.

 

  • Le diaphragme

Il s’agit d’une coupelle en silicone à placer vous-même dans le vagin. Il s’utilise associé à un produit spermicide. Il vous est prescrit par votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme qui vous apprendra à le poser. Il doit être gardé 8 heures et est réutilisable. Prix : environ 33 € en latex, et 42 € en silicone. Il est remboursé par la sécurité sociale sur la base de 3,14 €.

 

  • La cape cervicale

Cette cape est un dôme très fin, en silicone, qui vient recouvrir le col de l’utérus. Ce dispositif est prescrit par votre médecin traitant, une sage-femme ou un gynécologue qui vous apprendra à le poser. Notez que la cape doit être gardée pendant 8 heures. Elle est réutilisable. Prix : 60 euros (non remboursables).

 

  • Le DIU au cuivre

C’est une autre forme de stérilet. Ici, aucune hormone n’est délivrée. En fait, le cuivre de ce stérilet rend les spermatozoïdes inactifs. Il agit aussi sur la paroi de l'endomètre empêchant l'implantation de l'œuf. Il est placé par votre médecin traitant, sage-femme ou gynécologue. Il coûte 30,50 € et est remboursé à 65 % par l'Assurance-maladie.

 

 

Messieurs, pourquoi pas vous ?

Plusieurs décennies après l’arrivée de la pilule contraceptive, les hommes ne disposent toujours que de deux moyens contraceptifs : le préservatif et la vasectomie. Cette dernière est cependant irréversible. Notez que la recherche avance. Ainsi les essais cliniques concernant la pilule contraceptive masculine semblent prometteurs. Derniers tests en date, ceux présentés en mars dernier au congrès annuel de la Société d'endocrinologie américaine.

 

 

Que penser des méthodes naturelles ?

Abstinence périodique (méthode Ogino), prise de température, retrait… Si elles sont gratuites, elles entraînent 25% d’échec et nécessitent d’avoir des cycles extrêmement réguliers et de bien connaître son corps.

 

 

Et vous, vous en êtes où ?

Vous l’avez remarqué, l’offre contraceptive est multiple. Et elle n’est pas la même pour toutes. En effet, peut-être présentez-vous certaines contre-indications à la prise de tel ou tel contraceptif. Si vous êtes à risques cardiovasculaires par exemple. Si vous présentez une pathologie existante (thrombose veineuse, hypertension, diabète…), des facteurs de risque (si vous fumez, votre âge, si vous souffrez d’obésité, de migraines…) ou des antécédents familiaux, votre choix devra s’adapter.

Sachez par exemple qui si vous souffrez d’un diabète, si vous êtes fumeuse, si vous êtes sujette à l’hypertension artérielle ou encore si vous avez plus de 35 ans, les DIU en cuivre ou les méthodes sont utilisables. Alors que les méthodes œstroprogestatives (contraceptifs combinés oraux, anneau vaginal, patch) ne sont pas recommandées. Votre médecin traitant ou votre gynécologue sont là pour vous aiguiller et vous aider à faire le bon choix.

Notez enfin, bien évidemment, que la contraception n’est pas qu’une affaire de femme. Se protéger d’une grossesse non désirée concerne aussi les hommes. La Journée mondiale de la contraception, le 26 septembre, est l’occasion de faire le point, à 2. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou à votre gynécologue.

 

 

Sources

Haute Autorité de Santé – Santé publique France

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