Votre enfant est malade ? Le point sur vos aides

Votre enfant souffre d’une malade grave ? Découvrez toutes les aides auxquelles vous avez droit pour pouvoir prendre soin de lui dans les meilleures conditions.

17/01/20
Temps de lecture estimé : 5 min
Don de Jours enfants malades

Votre enfant est malade. Il ne s’agit pas d’une simple grippe mais d’une maladie qui va nécessiter de longs mois d’attention et de traitements. Vous devez faire face à de nouvelles contraintes, et vous devez les intégrer au quotidien. Vous devez réagir, vous organiser, comprendre les traitements, les démarches à effectuer… Et surtout trouver du temps.

 

Gérer votre quotidien

Assistante sociale, psychologue, médecin, association de famille, mutuelle... Les professionnels de santé et travailleurs sociaux vous accompagnent lors de ce moment de vie difficile. Ils vous écoutent et vous orientent vers les structures adaptées.

Pour les contacter, rapprochez-vous des services sociaux du centre hospitalier en charge de votre enfant.

Au-delà de cet accompagnement, vous devez aussi réorganiser votre quotidien pour rester disponible. La prise de rendez-vous médicaux, les aller-retours à l’hôpital, ou encore les moments passés au chevet de votre enfant vous demandent de l’énergie et du temps. Tout en continuant à aller au travail, car la vie suit son cours.

 

Vous organiser au travail

Sur le plan professionnel, des solutions sont prévues par la loi et notifiées dans le Code du travail. Etudiées pour vous aider à dégager du temps, elles restent parfois méconnues du monde médico-social comme du monde de l’entreprise.

Renseignez-vous auprès de votre service des ressources humaines ou de la médecine du travail.

 

 

  • Le don de jours de repos à un salarié parent d’enfant gravement malade ou proche aidant

Ce dispositif permet à un salarié de donner ses droits à repos : RTT, congés payés… à un autre salarié ayant à charge un enfant de moins de 20 ans gravement malade. En bénéficiant de cette mesure, vous pouvez vous absenter du travail, tout en étant rémunéré, pour vous occuper de votre enfant.

 

Ce que dit la loi

« Un salarié peut, sur sa demande et en accord avec l’employeur, renoncer (…) à tout ou partie de ses jours de repos non pris (…) au bénéfice d’un autre salarié de l’entreprise qui assume la charge d’un enfant âgé de moins de vingt ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants ».

Code du travail (article L.1225-65-1) 

 

 

  • Le congé de proche aidant

Anciennement appelé « congé de soutien familial », ce dispositif vous permet, sous certaines conditions, de cesser votre activité professionnelle pour vous occuper d’un membre de votre famille en situation de handicap ou en perte d’autonomie grave.

 

Ce que dit la loi

 « Un salarié peut, sur sa demande et en accord avec son employeur, renoncer (…) à tout ou partie de ses jours de repos non pris (…) au bénéfice d’un autre salarié de l’entreprise qui vient en aide à une personne atteinte d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité ou présentant un handicap… »

Code du travail (article L.3142-25-1)

 

 

  • Le congé pour enfant malade

Cette mesure vous permet de bénéficier de jours de congés pour vous occuper d’un mineur, sous certaines conditions. Fréquemment utilisée lorsque l’enfant a une maladie bénigne, elle peut également s’appliquer pour des maladies graves.

 

Ce que dit la loi

 « Le salarié bénéficie d’un congé non rémunéré en cas de maladie ou d’accident, constaté par certificat médical, d’un enfant de moins de seize ans dont il assume la charge (...). La durée de ce congé est au maximum de trois jours par an. Elle est portée à cinq jours si l’enfant est âgé de moins d’un an ou si le salarié assume la charge de trois enfants ou plus âgés de moins de seize ans. »

Code du travail (article L.1225-61)

 

 

  • Le congé de présence parentale

Ce congé vous permet de bénéficier d’une réserve de jours pour vous occuper de votre enfant. Rapprochez-vous de votre caisse d’allocation familiale pour en savoir plus sur l’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

 

Ce que dit la loi

 « Le salarié dont l’enfant à charge (…) est atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants bénéficie, pour une période déterminée par décret, d’un congé de présence parentale.

Le nombre de jours de congés dont peut bénéficier le salarié au titre du congé de présence parentale est au maximum de trois cent dix jours ouvrés… »

Code du travail (article L.1225-61 et suivants)

 

 

  • Le congé de solidarité familiale

Sous certaines conditions, il vous permet d’accompagner un proche en fin de vie. Ce congé est indemnisé, et peut être pris de manière continue, fractionnée ou à temps partiel.

 

Ce que dit la loi

 « Le salarié dont un ascendant, un descendant, un frère, une sœur ou une personne partageant le même domicile souffre d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou est en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable a droit à un congé de solidarité familiale... »

Code du travail (article L.1225-614 et suivants)

 

 

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur le détail de vos droits, rendez-vous sur le site du Service public

 

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