Ces vaccins qui nous veulent du bien

Eovi Mcd Vaccination

Face à la recrudescence des cas de rougeole en France et dans le monde, l’heure est venue de rappeler l’intérêt de la vaccination pour notre santé à tous.

 

+ 300% : les cas de rougeole explosent partout dans le monde

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme : les cas de rougeole se multiplient dans le monde. Alors que cette maladie extrêmement contagieuse était en recul en 2016, les cas de rougeole ont bondi au cours des 3 premiers mois de 2019 : +300% dans les pays européens et + 700% en Afrique. Cette recrudescence touche aussi la Méditerranée orientale (+100%), les Amériques (+60%) et l’Asie du Sud-est (+60%). En cause ? Une méfiance vis-à-vis des vaccins dans les pays développés et un manque d’accès aux soins dans les pays en développement.

 

3 questions sur… la rougeole en France cette année

  • Combien de personnes sont touchées ? Du 1er janvier au 10 avril 2019, 73 patients ont été hospitalisés, dont 4 en réanimation et 19 ayant développé des complications graves (pneumopathies). La maladie a causé son premier décès en mars. Pour l’agence sanitaire Santé publique France, « 91 % des cas sont survenus chez des sujets non ou mal vaccinés ».
  • Où se situent les foyers épidémiques ? La région Auvergne-Rhône Alpes est particulièrement touchée, avec une flambée de rougeole à la station de ski Val-Thorens (53 cas) et dans les vallées voisines en Savoie (5 cas). Un nouveau foyer épidémique est apparu en mars dans le Var (13 cas).

Pourtant, il existe un vaccin sûr et efficace qui a permis d’éviter dans le monde près de 20 millions de décès entre 2000 et 2016. Pour l’OMS, le vaccin anti rougeole reste à ce jour « le meilleur investissement de santé publique ». Dans les pays développés et en particulier en France, la vaccination fait l’objet d’une défiance largement alimentée par des « anti-vaccins » de plus en plus médiatiques. Dans un communiqué du 1er mars, l’Unicef fait état de son inquiétude : « la rougeole est peut-être la maladie, mais trop souvent, la véritable infection est la désinformation, la méfiance et la complaisance ».

 

Pourquoi cette méfiance vis-à-vis des vaccins ?

Paradoxalement, c’est au pays de Louis Pasteur que les vaccins suscitent le plus de défiance : selon une étude menée dans 67 pays du monde en 2016, 41% des Français estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. Si les vaccins ont toujours connu des crises de confiance, c’est au XXe siècle que le scepticisme se fait le plus entendre : Facebook, Twitter et You Tube sont devenues les plateformes idéales pour relayer les inquiétudes et arguments des anti-vaccins. Leurs contenus souvent ancrés dans l’émotion rendent le discours factuel et scientifique difficilement audible.

En 2017, la France passe de  3 à 11 vaccins obligatoires pour les jeunes enfants nés après le 1er janvier 2018, déclenchant un nouveau tollé qui divise encore aujourd’hui les Français.

 

3 bonnes raisons de se faire vacciner

A l’occasion de la semaine de la vaccination du 23 au 29 avril, il convient de rappeler que la vaccination est avant tout un enjeu de santé publique.

  1. C’est efficace : historiquement, la vaccination a permis de réduire voire de supprimer de nombreuses maladies infectieuses. Certaines n’ont toujours pas disparu, comme le tétanos, la rougeole ou encore la tuberculose, nécessitant donc de poursuivre la vaccination. Selon l’OMS, la vaccination permet d’éviter de 2 à 3 millions de décès par an dans le monde et pourrait éviter 1,5 million de décès supplémentaires avec une meilleure couverture vaccinale.                                                                                       
  2. C’est un acte de solidarité : le vaccin nous protège contre des maladies parfois bénignes pour un adulte en bonne santé, mais qui se révèlent très dangereuses pour les personnes dites « fragiles ». En l’occurrence, la rougeole pour les enfants, la rubéole pour les femmes enceintes, la grippe pour les personnes âgées… Le vaccin permet de se protéger soi, mais aussi son entourage et plus largement la communauté en évitant de contaminer des personnes fragiles. Une bonne protection de la population nécessite une couverture vaccinale de 95% !                                                                                                                                
  3. C’est une arme contre la résistance aux antibiotiques : selon l’OMS, l’usage excessif ou à mauvais escient des antibiotiques contribue à la recrudescence de maladies dues à des bactéries devenues plus résistantes. La vaccination est un moyen efficace de prévenir des infections et d’éviter d’avoir à prendre des antibiotiques. Une meilleure couverture vaccinale et la mise au point de nouveaux vaccins peut donc participer à combattre la résistance aux antibiotiques !

 

Le vaccin : comment ça marche ?

La vaccination stimule nos défenses immunitaires à l’avance, en injectant une très faible quantité de l’agent pathogène qu’on souhaite combattre. Le corps réagit en fabriquant des anticorps pour se défendre. Ainsi, lorsque la personne vaccinée se retrouve confrontée à la maladie, son corps le reconnaît et réagit immédiatement.

Si vous avez des questions sur la vaccination, des doutes à lever, des informations complémentaires à demander, rendez-vous sur Vaccination Info Services ou discutez-en avec votre médecin traitant.

 

Ces articles peuvent vous intéresser

« Un outil pédagogique précieux », témoignage d’actions prévention par l’entreprise Roforge

« Un outil pédagogique précieux », témoignage d’actions prévention par l’entreprise Roforge

Grégory Goutorbe, de l’entreprise Roforge, témoigne des actions de prévention santé mises avec Eovi Mcd mutuelle en place auprès de ses salariés.

TPE-PME : comment optimiser protection sociale et fiscalité avantageuses pour vous et vos salariés ?

TPE-PME : comment optimiser protection sociale et fiscalité avantageuses pour vous et vos salariés ?

La couverture complémentaire en entreprise est obligatoire et vous voulez opter pour un cadre fiscal favorable. Décryptage pour optimiser votre protection sociale.